On vous en parle depuis 2024, elle vient d’être confirmé !!!!
A compter du 1er janvier 2026, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) connaît une nouvelle évolution majeure.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience, le DPE est devenu un levier réglementaire central pour le parc immobilier français, en particulier pour les copropriétés. Initialement conçu comme un outil d’information, il conditionne désormais la mise en location, la valorisation des biens, la programmation des travaux et la gouvernance des immeubles.
La réforme applicable à compter de 2026 marque une évolution importante du dispositif, avec deux changements structurants :
- un assouplissement juridique spécifique aux copropriétés ;
- une réforme du mode de calcul appliqué à l’électricité, entraînant un reclassement énergétique automatique de nombreux immeubles.
Des obligations de diagnostics à reconsidérer
C’est l’un des enjeux majeurs de cette réforme pour les copropriétés. Si la note DPE d’un immeuble s’améliore automatiquement en janvier 2026, certaines obligations de diagnostics ou d’études énergétiques pourraient être levées, allégées ou reportées. Dans certains cas, des copropriétés initialement concernées par des démarches obligatoires pourraient ne plus l’être à court terme. Avant de voter de nouveaux diagnostics ou de lancer des études parfois coûteuses, il devient donc essentiel de vérifier l’impact réel de la réforme sur la situation réglementaire de la copropriété. Une décision prise trop tôt pourrait entraîner des dépenses inutiles.En clair : de quoi parle-t-on ?
1- Le changement clé : le coefficient « électricité » dans le calcul
Le DPE repose sur la conversion de l’énergie finale consommée (celle mesurée au compteur) en énergie primaire, via des coefficients propres à chaque énergie. Jusqu’à présent, l’électricité était pénalisée par un coefficient de 2,3, reflétant une vision ancienne du mix énergétique français. Ce mode de calcul plaçait mécaniquement de nombreux immeubles chauffés à l’électricité en E, F ou G, indépendamment de leur état réel. Ce qui change en 2026 À compter du 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Résultat : les logements chauffés à l’électrique voient leur consommation « DPE » diminuer sans travaux, ce qui améliore mécaniquement leur étiquette énergétique. Ce changement entraîne un reclassement énergétique automatique d’un nombre très important d’immeubles, notamment :- les copropriétés à chauffages électriques individuels ;
- les immeubles des années 1960 à 1990 ;
- les résidences sans chauffage collectif gaz ou fioul.
- la possibilité de louer ;
- la valeur patrimoniale ;
- les tensions internes en assemblée générale.
2- DPE existants et sa mise à jour
Les DPE déjà réalisés restent valables (durée de validité habituelle). Toutefois, si le nouveau mode de calcul améliore la note, il devient possible de mettre à jour le DPE sans nouvelle visite, via l’outil lié à l’Observatoire DPE-Audit (ADEME), selon les modalités officielles annoncées.
Ce point est stratégique pour les copropriétés et les bailleurs, car il permet d’actualiser un classement devenu obsolète sans engager immédiatement de travaux.
À partir du 1er janvier 2026, un propriétaire ou bailleur pourra :- se rendre sur le site de l’Observatoire DPE-Audit (ADEME) : https://observatoire-dpe-audit.ademe.fr
- entrer le numéro à 13 caractères du DPE (indiqué sur le rapport) ;
- télécharger gratuitement une attestation officielle indiquant la nouvelle étiquette DPE calculée selon les règles 2026.
3- Assouplissement juridique : prise en compte de la réalité des copropriétés
La réforme 2026 introduit une évolution majeure : la reconnaissance explicite des contraintes propres à la décision collective. Désormais, un copropriétaire bailleur ne peut plus être automatiquement sanctionné si :- les travaux relèvent des parties communes ;
- et que ces travaux ont été refusés en assemblée générale, sont techniquement impossibles ou présentent un coût disproportionné.
- d’éviter des blocages juridiques immédiats ;
- de redonner du temps aux copropriétés ;
- d’organiser les travaux de manière progressive et maîtrisée.
- G : interdit à la location depuis 2025 ;
- F : à partir de 2028 ;
- E : à partir de 2034 ;
- opposable juridiquement ;
- la base du Plan pluriannuel de travaux (PPT) ;
- un critère clé de valorisation ou de décote du patrimoine.
- La réforme ne supprime pas l’objectif de rénovation, elle en modifie le rythme et les leviers.
Anticiper pour éviter des charges inutiles
Anticiper l’effet du DPE 2026 permet aux conseils syndicaux de mieux maîtriser les charges et de prioriser les actions à mener. Cela implique de s’appuyer sur une analyse objective du classement énergétique de l’immeuble, à la lumière des nouvelles règles applicables. Cette anticipation permet notamment de :- sécuriser les décisions prises en assemblée générale ;
- ajuster le calendrier des diagnostics et des travaux ;
- éviter des démarches engagées sans réelle nécessité réglementaire.








